Ou Sophocle au chevet de Camille Claudel 

Cet essai tente de mettre la réalité au diapason d’un destin hors du commun, celui de Camille Claudel 

Comprendre comment s’installe, dans l’inconscient d’un enfant, l’idée d’une quête impossible à mener : celle de l’amour de ses parents (ou de celui de l’un de ses parents) qui ont décidé de le bannir de leurs préoccupations affectives.

Un essai pour tenter d’identifier les causes qui font de la destinée d’une jeune femme fascinante et séduisante, une femme adulée, puis rejetée et enfin internée durant trente ans.

Un essai pour différencier les responsables de l’internement forcé de Camille Claudel des responsables de son délabrement mental.

Un essai qui, un peu à la manière d’un enquêteur, chercherait à débusquer le coupable, et se demanderait : « À qui profite le crime ? », pour établir une première liste de suspects.

Un essai qui imiterait la démarche de Sigmund Freud, le premier homme qui est allé chercher dans la tragédie de Sophocle, Œdipe roi, les fondements de son complexe d’Œdipe.

Un essai qui va se servir des tragédies de Sophocle (Œdipe roi et Antigone) pour identifier le ou les coupables qui ont fait d’une artiste de génie une folle à emprisonner.

Un essai mené comme une enquête à l’intérieur de l’inconscient de Camille Claudel, pour aider les victimes d’un bannissement infantile à mieux comprendre l’origine de leur calvaire.

Un essai qui, lorsque le ou les coupables seront identifiés, se permettra d’émettre, à partir du destin de Camille Claudel, un archétype inspiré de la figure d’Antigone, afin d’énoncer les fondements d’un « Complexe de Camille » qui, à l’instar de celui d’Œdipe, permettra de faire de Camille Claudel un exemple d’enfance gâchée... Ou ce que l’on pourrait aussi nommer : « La tragédie de l’enfant banni »


Chapitrage de l'essai

Une introduction

Ce livre étant l’émanation de la pièce de théâtre L’annonce faite à Camille, qui ne donnait pas les moyens, au psychanalyste missionné par Paul Claudel auprès de sa sœur, de faire sortir Camille Claudel de l’asile, l’auteur présente son projet.

Chapitre 1

A - Rappel de quelques éléments clés de la vie de Camille Claudel

B - Début de l’enquête : à qui profite le crime ? Ne cherchons pas les responsables de l’internement forcé de Camille Claudel, mais le ou les responsables de son délabrement mental

Chapitre 2

Pourquoi le Complexe d’Œdipe théorisé par Sigmund Freud est une bonne base d’inspiration, alors que ce principe psychanalytique a d’abord servi à élaborer le déni de Freud à l’égard de ses propres névroses ?

A - Mise en perspective de la fatalité qui empêtre la descendance des Labdacos (la famille d’Œdipe) dans un drame permanent et de celle de la famille Claudel

B - Parallèles édifiants et coïncidence perturbantes entre les tragédies de Sophocle (Œdipe roi et Antigone) et l’installation de la tragédie dans le destin de Camille Claudel

Chapitre 3

Maintenant que le ou les coupables sont identifiés, analysons le processus qui a mené Camille Claudel de la création artistique à la folie :

A - élucubrations salutaires autour de cette pensée de Pascal : « D’où vient qu’un boiteux ne nous irrite pas et qu’un esprit boiteux nous irrite ? À cause qu’un boiteux reconnaît que nous allons droit et qu’un esprit boiteux dit que c’est nous qui boitons. Sans cela nous en aurions pitié, et non colère ».

B - Création d’un archétype de l’enfant banni et description des dégâts psychologiques qui font de cet enfant un adulte condamné à l’errance affective

Conclusion

Le plus triste ? Peut-être lorsque l’enfant banni comprend intuitivement qu’il occupe une place qu’on ne lui refuse pas ostensiblement, mais insidieusement, au sein de la cellule familiale, qu’il le formalise à sa manière, sans pouvoir se libérer des conséquences psychologiques de ce bannissement affectif.