Victor Hugo obsédé textuel, mais pas queue...

Victor Hugo affirme qu’il était vierge lorsqu'il s'est présenté devant sa femme à l'occasion de leur nuit noce. Il avait 20 ans et Adèle Foucher 19 ans. Le déferlement hormonal était à son comble et la beauté des tourtereaux sublimée par l'abstinence.

Le témoignage de Victor Hugo nous confirmera qu'il a cherché à explorer tout le potentiel de la sensualité à la manière d’un Robinson Crusoé posé en face d’un mystère qui aurait pris la forme d’un morceau de terre entouré d'eau. Le poète se mettra en quête, sabre au clair, de repousser les limites de son insupportable besoin d’explorer une contrée inconnue. Il ne s’adaptera pas à la géologie de ce corps tant de fois sublimé par la pensée, il le conformera à son désir, il en fera sa chose, tous les recoins seront explorés, les fentes malaxées, les monticules valdingués.

Traumatisée par cette expérience, sa jeune épouse acceptera assez vite que son génie de mari épuise son besoin de conquête par l'entremise de relations éphémères et disparates.

Victor Hugo et le sexe

Victor Hugo écrira qu'il honora sa femme neuf fois lors de leur première nuit. Ce qui nous permet d'affirmer que si Victor Hugo sait compter, il n'est sûrement pas un romantique. Victor Hugo a toujours un statisticien émérite. Il notait le nombre de ses coïts en utilisant un codage précis qui lui permettait en quelques lettres et quelques chiffres de préciser par quel orifice il s’était introduit dans une parcelle de l’univers connue que de lui. Nous ne savons pas si, une fois la jouissance passée, le poète revenait sur terre à la manière d’un vaisseau revenant d'une galaxie inconnue en disant : « Il faudra que j’y retourne, parce que je n’ai rien vu de particulier »

Victor Hugo a une notion concrète du sexe

Victor Hugo a très vite compris que sa femme légitime ne pourrait le satisfaire sexuellement. Reprenons la métaphore de l'homme perdu sur une île déserte. Elle sied au grand homme qui fit de son exil sur une île habitée un morceau de bravoure. Victor Hugo est à chaque fois aussi seul que Robinson lorsqu'il est en face d'une femme disposée. Il panique à l'idée de se perdre, alors il fait rapidement le tour de la question, en justifiant ensuite par la création littéraire des aptitudes à fréquenter l'indicible parcelle de l'univers, celle qui ne serait accessible que par l'esprit, mais qui n'est, en réalité, qu'un résidu terrestre d'une sexualité sans émotion. 

La maîtresse de Victor Hugo la plus célèbre fut Juliette Drouet. Jouait-elle mieux la comédie dans un lit que sur scène ? C’est ce que pensent les critiques de l’époque, mais ce n'est pas le problème de Victor Hugo. Victor Hugo ne donne pas du plaisir, il tente d'éteindre l'incendie qui le ronge, ce désir insatiable d'exprimer ce qu'il voit et ce qu'il comprend. Que Juliette gémisse pour la forme importe peu à Victor Hugo, qui ne vient pas chercher un réconfort affectif dans les bras de sa maîtresse. Ce ne sont pas les bras de Juliette Drouet qui intéressent Victor Hugo. Il n'est pas non plus attiré par la peau blanche ou les lèvres roses des femmes. Victor Hugo est fasciné par la pénombre des entre-jambes, les toisons qui changent le sexe des femmes en un mystère inquiétant.

L’imagination ne fait pas fantasmer Victor Hugo

Victor Hugo n'a pas d'imagination, il a juste besoin que ça sorte. Ce qu'il détient n'est pas à lui, il considère que son génie est la preuve qu’il a été choisi pour transmettre. Sa passion pour les tables tournantes,  pratiques avérées lors de son exil à Guernesey pour occuper ses soirées, lui a permis de mettre le doigt sur l’immatérialité de son désir. Ce qu’il transmet par le biais de l’écriture n’est pas de son fait, il en fait sa chose en se dépossédant de ses pulsions. Victor Hugo n’écrit pas, il évacue ce que son esprit accumule. Victor Hugo ne jouit pas, il se soulage. L’esprit de Victor Hugo fonctionne telles des bourses. Ce qui sort de sa plume est une concrétion visible de l’irrationalité de son génie ; le génie est une pulsion de vie qui se matérialise en enfants trouvés. Les créations de Victor Hugo sont des enfants trouvés. Le poète n’est pas le père de ces rejetons, il en est l’oncle d’Amérique. Un autre que lui pourrait en revendiquer la paternité, mais Victor Hugo confond ses éjaculations avec son potentiel créatif. Victor Hugo ne créé pas, il branle son âme en solitaire et utilise des phrases pour se rapprocher des idées qu’on lui a placées dans la tête. Les enfants que trouve Victor Hugo, il les nourrit, il les cajole pour la photo et puis il les oublie. Ce n’est pas son œuvre qui intéresse Victor Hugo, obsédé qu’il est par chercher la sortie. Car c’est ainsi qu'il raisonne le sexe des femmes : telles des issues de secours.

Sainte-Beuve et Adèle Foucher

On aurait pu penser que la femme légitime de Victor Hugo, Adèle Foucher, se serait rangée des voitures après cinq enfants et tant de fois plus de coïts. Eh bien pas du tout. Elle est allée, à l'instar de son illustre mari, voir ailleurs. Ou plutôt, elle n'a pas eu besoin d'aller chercher loin une épaule sur laquelle se languir des obsessions sexuelles de Victor Hugo.

Charles-Augustin Sainte-Beuve est à l'origine un admirateur de Victor Hugo avant de devenir un ravisseur. Attentif à la belle Adèle qui se plaint de l'énergie du poète et de ses infidélités, Sainte-Beuve identifie aisément la place à prendre, une place non pas située dans la couche d'Adèle, mais près de son cœur.

Sainte-Beuve est doté de deux particularités dont est dépourvu Hugo :

  • La delicatesse
  • Un pénis atrophié
C'est peut-être la conjonction de ces deux traits de caractère (l'atrophie du pénis ne favorisant pas la confiance en soi) qui rassura Adèle Foucher peu encline à se choisir un amant voluptueux, lui préférant un homme de compagnie.

Du sexe à dose homéopathique face au déferlement des sens

Au début du XXe siècle, aucun biographe ne se serait risqué à écrire que l'immense Victor Hugo avait été fait cocu par un amant mal chaussé et, de surcroît, adepte des déguisements féminins. Il était plus amusant de décrire Sainte-Beuve avec mépris en le qualifiant d'artiste jaloux face au genie de Hugo.

De nos jours, le doute n'est plus permis :

  • Victor Hugo était un obsédé sexuel
  • Adèle Foucher, une femme délaissée en mal de tendresse
  • et Sainte-Beuve un opportuniste.

 

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